Non, non, ce n’est pas du thé !

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Page en infusion …

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Certaines infusions sont souvent confondues avec le thé soit à cause de leur nom, soit pour des raisons de « marketing ».

Cette confusion vient aussi du fait que le mot thé (tea) en anglais désigne aussi bien le thé qu’une infusion de plantes. Ce qui peut porter à confusion pour certaines plantes qui ne sont pas issues du camélia sinensis que nous aimons tant à la Confrérie.

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Parmi ces  plantes, appelées à tort « thé », on trouve :

  • le rooibos
  • le honeybush
  • le maté
  • le sobacha
  • les tisanes

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Rooibos

http://fr.wikipedia.org/wiki/Honeybush

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mat%C3%A9http://fr.wikipedia.org/wiki/Mat%C3%A9

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sarrasin_(plante)

http://dieteticienne.over-blog.com/article-connaissez-vous-le-sobacha-118272452.html

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Rooibos

Le rooibos (buisson rougeâtre en afrikaans, prononcé « roï-boss » /ˈrɔɪbɒs/, nom scientifique Aspalathus linearis) est un arbuste faisant partie du même ordre et de la même famille que les acacias. Il pousse exclusivement en Afrique du Sud dans les montagnes de Cederberg, situées au nord de la ville du Cap. Des essais de culture du rooibos ont été faits dans d’autres pays aux climats similaires, sans succès. Il semble que l’arbuste ait besoin d’un climat et d’un sol très spécifiques pour se développer.
Il est surtout connu pour l’infusion faite de fins morceaux de ses feuilles, légèrement fermentés, qui lui vaut son nom de « thé rouge » bien qu’il ne soit pas apparenté au théier et que ce terme désigne en Chine le thé noir des Occidentaux – dont les feuilles rougissent après infusion. L’infusion de rooibos peut être bue chaude ou froide, avec ou sans lait. Différentes vertus médicinales lui sont prêtées, depuis la cure de l’asthme, des allergies, à celle de l’insomnie, des coliques ou de l’eczéma.

Consommation
En Afrique du Sud, on le boit habituellement avec du lait et du sucre, mais il est généralement servi nature partout ailleurs. Sa saveur est plutôt douce (même sans ajout de sucre). La préparation du rooibos est à peu près la même que celle du thé de Ceylan à la seule différence qu’il faut le laisser infuser un peu plus longtemps (de 7 à 10 minutes jeté dans de l’eau à 100 °C). L’infusion a alors une couleur rouge-brun.
Le rooibos est de plus en plus apprécié dans les pays occidentaux, en particulier chez les consommateurs soucieux de leur santé. De plus, sa faible teneur en tanins (substances responsables du goût astringent du thé) lui permet de séduire des consommateurs habituellement réfractaires aux thés classiques, plus corsés.
Il peut être bu nature mais on peut aussi lui ajouter d’autres saveurs. Il est souvent associé à des saveurs fruitées (orange, pomme, bergamote…) ou épicées.

Effet antioxydant
Le rooibos contient plusieurs substances antioxydantes, surtout des polyphénols tels que l’aspalathine (seule source naturelle connue), la nothofagine, la quercétine et la lutéoline. On estime que les antioxydants protègent les cellules de l’organisme contre les méfaits du stress oxydatif, lequel est notamment associé au cancer, aux maladies dégénératives, aux troubles cardiovasculaires et au vieillissement cérébral.
Bien qu’on ait observé que la plante et plusieurs de ses composants exercent une action antioxydante in vitro et sur des animaux, on n’a pas publié, à ce jour (mai 2013), d’essais cliniques permettant de confirmer que l’infusion de rooibos a de tels effets sur les humains. De plus, selon une analyse de 97 échantillons issus de 24 plantations, la teneur en aspalathine et en nothofagine du rooibos peut beaucoup varier.

Allergies cutanées et eczéma
Théoriquement, la teneur du rooibos en substances antioxydantes pourrait justifier son emploi topique pour soulager ces affections cutanées.

Coliques, troubles digestifs et troubles du sommeil
Aucun essai clinique n’a à ce jour été mis en œuvre pour évaluer l’efficacité du rooibos contre ces affections. On n’a pas non plus identifié dans la plante les substances qui pourraient posséder l’activité pharmacologique qui lui est attribuée. Cependant, l’absence de théine permet au rooibos de ne pas nuire au sommeil comme pourrait le faire le thé.

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Honeybush

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Maté

Le maté ou chimarrão est une infusion traditionnelle issue de la culture des Amérindiens Guaranis consommée en Argentine, au Chili, au Paraguay, en Uruguay, au Brésil méridional et en Bolivie ; elle est aussi consommée de manière non négligeable au Liban et en Syrie dans des familles ayant émigré en Argentine au XIXe siècle. Le conteneur utilisé pour la préparation du maté est une part très importante de la culture de ces pays où il n’est pas rare de voir des personnes boire le maté dans la rue. En Syrie, la boisson est préparée dans un simple verre comme pour un thé.

La plante
La plante utilisée, la yerba maté (Ilex paraguariensis), parfois appelé « thé du Paraguay », « thé des Jésuites » ou « thé du Brésil », est une espèce sud-américaine du genre Ilex (comme les houx) et dont les feuilles, que l’on torréfie et pulvérise, fournissent, infusées dans l’eau chaude, une boisson stimulante, aux effets semblables à ceux du café ou du thé.
Le maté appartient à la famille des Aquifoliacées. Elle est traditionnellement utilisée dans les asthénies fonctionnelles. Les feuilles sont inscrites à la pharmacopée française et il existe plusieurs spécialités pharmaceutiques.
Cette plante contient des bases xanthiques : caféine, théobromine, théophylline. Elle contient également des flavonoïdes, des saponosides triterpéniques et des vitamines.
Elle stimule le système nerveux central. Elle est également cardiotonique et diurétique et elle augmente la glycolyse et la lipolyse.

Noms et leur origine
Le mot maté utilisé dans les pays hispanophones vient du quechua mathi, qui désigne une sorte de calebasse, récipient traditionnellement utilisé pour boire le maté et toujours utilisé. La prononciation locale, en Argentine, au Paraguay et en Uruguay, transforme le premier son de Yerba en ajoutant une friction. En phonétique, cela donne /’ʃɛrβa/ ou /’ʒɛrβa/. En portugais, l’herbe est appelée Erva mate (/’ɛrva ‘mati/). Les jésuites, présents au Paraguay pendant deux siècles, développèrent sa culture et l’étendirent dans les pays voisins : Uruguay, Chili, Bolivie, Argentine et dans les provinces sud du Brésil. Le maté est d’ailleurs appelé le thé des jésuites.
Dans les trois États du sud du Brésil, celui du Rio Grande do Sul, de Santa Catarina et du Paraná, le maté est connu sous le nom de chimarrão mais sa composition demeure identique.
En Bolivie, le mot « maté » désigne toute infusion de plantes, comme la coca (Erythroxylum coca), la camomille ou l’anis. Par exemple, le tri-maté (ou tres matés) est un mélange des trois plantes citées ci-dessus.
En espagnol, le mot mate comme le nom de la boisson est écrit sans accent; maté (avec l’accent) est la première personne du passé simple du verbe matar (tuer).

La boisson
Cette boisson, consommée chaude ou froide au Brésil et au Paraguay (froide, on l’appelle tererè et la boit dans une sorte de corne, la guampa), de goût fort et amer, est préparée avec des feuilles de yerba maté. Elle se boit dans une calebasse grâce à un tube métallique qui sert aussi de filtre, la bombilla. Pour le savourer, les gauchos se mettent en cercle et se passent la boisson de main en main selon un rituel très précis qui invite, par exemple, les participants à faire circuler la calebasse dans le sens anti-horaire afin de faire passer le temps moins vite.
Cette boisson traditionnelle aiderait à supporter le froid de l’hiver et symbolise par ses rites de consommation la fraternité et l’hospitalité des gaúchos.
Le maté est une infusion, ce qui implique chez beaucoup d’usagers l’utilisation d’ustensiles spécifiques, mais le maté existe maintenant en sachets.

Préparation traditionnelle
La méthode la plus courante consiste à disposer avec soin l’herbe dans la calebasse (cuia au Brésil) avant d’y ajouter de l’eau chaude. Suivant cette méthode, la calebasse est tout d’abord remplie d’herbe à moitié ou aux trois-quarts. Après cette opération, il est possible d’ajouter d’autres plantes aux vertus curatives ou aux qualités gustatives — une pratique très courante au Paraguay, où l’on peut se procurer des plantes auprès de la yuyera locale (herboristerie), le maté étant utilisé comme ingrédient de base entrant dans la composition des infusions de plantes. Une fois la calebasse remplie, la coutume veut que le préparateur la saisisse à pleine main, en couvrant et en bouchant sommairement l’ouverture avec la paume de sa main. Ensuite la calebasse est retournée et secouée vigoureusement, mais brièvement (et avec une intensité progressivement décroissante) dans cette position renversée, de telle façon que les particules les plus fines et les plus poudreuses de l’herbe forment un dépôt près de la paume de la main du préparateur et dans la partie supérieure de la calebasse.
Une fois que l’herbe s’est déposée, la calebasse est mise dans une position plus ou moins oblique, l’ouverture inclinée en légère surélévation par rapport à la base, avant d’être à nouveau secouée, mais cette fois-ci doucement et uniquement suivant un mouvement latéral. Cette opération permet à l’herbe de continuer à se déposer à l’intérieur de la calebasse, de sorte que non seulement les particules les plus fines se trouvent près de l’ouverture, mais l’herbe se répand également en couches le long d’un côté, les plus grandes tiges et d’autres éléments formant une séparation entre l’espace vide d’un côté de la calebasse et l’amas d’herbe déposé en biais de l’autre côté.
Une fois l’herbe placée le long d’une paroi de la calebasse, celle-ci est remise sur sa base, pour éviter au maximum de perturber encore la disposition de l’herbe à l’intérieur, car elle est réorientée pour permettre la consommation. Il est important que l’amas d’herbe en biais reste dans cette position, avec son extrémité poudreuse toujours plate et à hauteur maximum de la calebasse, du moins en partie, alors que la couche de tiges présente sur le long de la paroi glisse vers le bas et s’accumule dans la partie précédemment vide à l’opposé de l’endroit où se trouve l’herbe (bien qu’une partie devrait rester en place).
Toute cette opération consistant à disposer sciemment l’herbe a comme objectif principal de s’assurer que le maté qui sera bu ultérieurement au moyen de la bombilla (bomba au Brésil) contient le moins de particules possible (les particules les plus fines doivent être aussi éloignées que possible de l’extrémité filtrante de la bombilla), pour une bonne circulation du maté. Les particules de plus grande taille et les tiges en particulier aident également au processus de filtration qui se produit à chaque fois que l’on exerce une aspiration sur la bombilla. En outre, la disposition inclinée garantit également une concentration et un goût appropriés et consistants à chaque remplissage de la calebasse, ce qui multiplie le nombre de fois où elle peut être remplie.
On insére la bombilla soit dans la calebasse déjà remplie d’eau frémissante soit dans l’herbe sèche. Si la bombilla a été insérée dans l’herbe sèche, la calebasse doit être remplie d’eau froide une fois jusqu’à absorption complète pour éviter d’ébouillanter la plante et de provoquer une décomposition chimique de certains de ses nutriments. L’eau chaude peut ensuite être ajoutée dans la cavité opposée à l’endroit où se trouve l’herbe, presque jusqu’en haut de la calebasse et jusqu’à saturation complète de l’herbe en gardant sec le dessus gonflé de la yerba à côté du rebord de la calebasse. La bombilla est insérée en biais plus ou moins perpendiculairement à la paroi où se trouve l’herbe, de sorte que son extrémité filtrante se déplace dans la partie la plus profonde de l’herbe et vienne se mettre près ou contre l’autre paroi de la calebasse. Il est déconseillé de remuer la bombilla car le maté se transforme en une pâte imbuvable.
Une fois l’eau chaude ajoutée, l’herbe infuse et le maté peut être bu et on peut remplir la calebasse de nombreuses fois encore en plaçant l’amas d’herbe de côté sur une paroi de la calebasse, ce qui permet d’ajouter de l’eau le long de l’autre paroi.
En Argentine, le mate se consomme avec ou sans sucre. Selon la tradition, les vrais Argentins de souche le consomment amargo (amer, c’est-à-dire, sans sucre), alors que les gringos (tout immigré Européen) le consomment dulce (avec sucre).

La yerba maté

Petite histoire de la yerba maté
Les Guaranis et le Caá-ete (l’herbe vraie)
La yerba maté est connue depuis l’aube de la culture Guarani, peuple précolombien originaire de ce qui est aujourd’hui la zone frontalière entre le Brésil, le Paraguay et l’Argentine. Elle était pour eux un aliment de base et une plante médicinale. Ils lui prêtaient un rôle diurétique, antirhumatismal, fébrifuge, laxatif et stimulant. Ils la consommaient en infusion, en l’aspirant dans des calebasses (« maté ») au moyen de pailles faites de roseaux, ou alors en la mastiquant au cours de leurs longues marches. Ils masquaient son amertume en y ajoutant quelques feuilles de stevia (voir notre rubrique sur la stevia).

Du rituel à la coutume
Dans la culture Guarani, au-delà de son usage nutritionnel et médicinal, la yerba maté avait un rôle social. Elle était objet de culte et de rituel ainsi que monnaie d’échange avec d’autres peuples précolombiens : les Incas, les Charruas et même les Araucans (à la frontière Chilienne, de l’autre côté de la pampa), recevaient de la yerba maté élaborée par les Guaranis. « Caá » en Guarani signifie herbe (« yerba » en espagnol), mais également plante et forêt. Pour les Guaranis, l’arbre de la yerba maté est l’arbre par excellence, un cadeau des Dieux (voir la légende de la yerba maté sur le blog d’Ethnolatin). Boire la sève de ses feuilles était pour eux comme boire la forêt elle-même.
Au fil des siècles, la coutume de la consommation de la yerba maté a traversé l’histoire et s’est développée, s’enracinant de plus en plus dans les usages de cette région d’Amérique du Sud et s’étendant même à d’autres contrées éloignées.

Les Jésuites et le secret de la germination
Les conquistadors ont appris des Guaranis l’usage de la yerba maté ainsi que les vertus qu’elle possède. Ils l’ont adoptée et ont contribué à ce que son utilisation se propage d’une façon extraordinaire. Plus tard, afin d’éviter les grandes distances qui les séparaient des sites de production, les Jésuites introduisirent la culture de la yerba maté dans certaines de leurs « réductions » (sortes de missions-états sous leur contrôle). Cela leur fut possible car ils avaient découvert le secret de la mystérieuse germination des graines de yerba maté : seules germaient les graines qui avaient traversé le système digestif de certains oiseaux (principalement les toucans). Mais lorsqu’ils furent expulsés en 1769, les Jésuite emportèrent leur secret avec eux, entrainant l’abandon des plantations et la perte de la tradition de la culture. Quoi qu’il en soit, la diffusion de la yerba maté dans le monde « civilisé » est largement due aux Jésuites. Elle y était d’ailleurs connue sous le nom de « thé des Jésuites ».

Bonpland et la Ilex Paraguariensis
Plus d’un demi-siècle plus tard, le célèbre naturaliste français Aimé Bonpland réalisa les premières études scientifiques sur la plante de yerba maté, sa culture et ses usages. Deux ans plus tard, à Paris, le botaniste Saint-Hilaire classifia la yerba maté sous le nom de Ilex Paraguariensis.
Jusqu’à la fin du 19e siècle, la yerba maté consommée provenait de la forêt, de plantes sauvages qui poussaient dans des parcelles à forte densité d’arbres. L’exploitation irraisonnée, dans laquelle l’abattage des arbres fut monnaie courante pendant des siècles, a fini par complètement épuiser les ressources qui semblaient pourtant inépuisables.
Ce n’est que récemment, en 1903, à Santa Ana (au nord-est de l’Argentine) que l’on a redécouvert le secret de la germination des graines de yerba maté. À partir de ce moment là, les premières plantations de yerba maté ont pu être réalisées. Grâce à elles, la culture de la yerba maté a pu retrouver sa place dans l’histoire.

Chez les Guaranis, et nulle part ailleurs
Malgré de nombreuses tentatives, la yerba maté a toujours refusé de pousser ailleurs que dans sa région d’origine. Là, la température, l’humidité et la terre s’unissent pour offrir les conditions idéales pour son développement. Tous les essais d’implantation dans des zones similaires, que ce soit en Amérique du Nord, en Asie ou en Afrique, ont échoué. Et c’est ainsi que la yerba maté a été conservée comme un trésor unique d’une importance inestimable pour cette région d’Amérique du Sud.

Les bienfaits de la yerba maté
Source de vitamines (B)
La yerba maté contient des vitamines B, qui aident le corps à libérer l’énergie contenue dans les aliments et à en bénéficier. Les vitamines B collaborent avec la fonction musculaire et aident à avoir un corps, une peau et des cheveux sains.

Source de minéraux (potassium et magnésium)
La yerba maté contient du potassium, essentiel pour le bon fonctionnement du cœur.
Elle contient également du magnésium, qui aide à intégrer les protéines et à former un individu fort et en bonne santé.

Antioxydant puissant (polyphénols)
L’infusion de yerba maté contient des polyphénols au fort pouvoir antioxydant, avec des propriétés similaires à celles du vin rouge dans son rôle d’antioxydant et d’inhibiteur de l’oxydation des lipoprotéines de basse densité. Ainsi, ces polyphénols :
– augmentent les défenses naturelles de l’organisme en ralentissant le vieillissement cellulaire,
– en combattant le vieillissement cellulaire, ils aident aussi à prévenir certains types de cancers,
– réduisent le risque de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux parce qu’ils évitent l’athérosclérose.

Effet énergisant (xanthines)
Par les xanthines qu’elle contient, l’infusion de yerba maté est une source naturelle d’énergie qui stimule l’effort intellectuel et physique. Les xanthines (caféine, théobromine) sont des composés qui stimulent le système nerveux central (SNC). Cette stimulation se traduit par une excitation, dominant et régulant l’effort intellectuel et musculaire, qui la rend idéale pour les personnes faisant du sport ou des activités à la fois physiques et mentales.

Action anti-cholestérol (saponine)
Les saponines présentes dans l’infusion de yerba maté réduiraient la quantité de lipoprotéines de basse densité (LDL) dans le sang. Elles interagiraient avec le cholestérol et les acides biliaires en formant des micelles mixtes qui provoqueraient une diminution du cholestérol sanguin en inhibant son absorption par l’appareil gastro-intestinal.

Les étapes de la production de la yerba maté

1. La pépinière
Dans les pépinières naissent des millions de plants sélectionnés en veillant à la qualité supérieure de la yerba maté depuis la source.

2. La plantation
Après six mois, les jeunes plants sont amenés à leur emplacement final dans le champ. Le soin apporté à chacun d’eux leur permet de devenir fort, sain et avec toutes les qualités de l’authentique yerba maté.

3. La récolte
Les feuilles sont récoltées uniquement quand elles sont mûres et à point pour assurer une yerba maté de haute qualité.

4. Le séchoir
Dans le séchoir, les feuilles sont exposées à la chaleur directe du feu pour arrêter la fermentation et l’oxydation. Puis elles sont soumises à une température de 100° pendant trois heures. Une fois séchées, elles sont broyées pour devenir ce que l’on appelle « yerba canchada ».

5. Le temps de repos
Le goût, la couleur et l’arôme qui distinguent les diverses yerbas produites sont obtenus après un temps de repos rigoureusement contrôlé par des spécialistes.

6. Le mélange
Les mélanges sont réalisés en tenant compte des différents types de yerba maté, selon leur origine, le type de récolte et l’époque de transformation. Les différentes yerbas sont mélangées dans des proportions appropriées en fonction des caractéristiques souhaitées pour le mélange.

7. L’emballage
Il est le dernier maillon de la chaîne et est d’une importance fondamentale pour préserver intactes toutes les qualités de la yerba maté.

8. La dégustation
Rien ne vaut le palais des dégustateurs pour contrôler toutes les étapes du processus afin d’atteindre l’équilibre parfait pour la yerba maté produite.

Le maté est d’abord un arbre, haut de 4 à 10 m, cultivé depuis le XVIe siècle dans ses pays d’origine, Paraguay, Argentine et Brésil. Le même nom désigne la boisson tonique traditionnelle, obtenue par infusion des feuilles, qui joue un grand rôle dans la vie sociale de ces pays.
Le maté contient de la caféine qui exerce une action stimulante. C’est pourquoi le maté aide à lutter contre les états de fatigue passagers. De plus, il facilite le contrôle du poids en complément de mesures diététiques.

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Sobacha

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Sources : Wikipédia